ZUMBI DOS PALMARES

HISTOIRE DE  ZUMBI DOS PALMARES

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Son histoire est mieux connue depuis que furent découverts à Muge au Portugal, dans les archives de la marquise de Cadaval, deux récits biographiques de 1696 et 1698 du prêtre qui recueillit Zumbi.

Il semblerait qu’il soit né aux alentours de 1655 dans l’état d’Alagoas. Vers 1662, alors qu’il est encore enfant, il est fait prisonnier par des soldats portugais aux frontières du territoire autonome, lors de l’expédition de Bras da Rocha Cardoso. Par une chance inouïe, il échappe à la mort, et est remis, à l’âge de quelques jours, au père Jésuite Antonio Melo, à Porto Calvo. Celui-ci le baptise et lui donne son nom chrétien : Francisco.

Il passe alors des années à aider le père Antonio à la messe et à apprendre le portugais et le latin. C’est aux alentours de 1670, ayant à peine quinze ans, qu’il s’enfuit et retourne à Palmares.

Dès 1675, âgé de vingt ans, il se révèle être un stratège et un chef militaire de qualité lors des luttes contre les soldats du sergent Manuel Lopes.

En 1678, Pedro de Almeida, gouverneur de la région du Pernambouc, propose aux insurgés de se rendre : en échange, le pardon leur sera accordé et ils pourront reprendre leurs travaux d’esclaves sans punition ni exécution. L’un des chefs de guerre, Ganga Zumba, accepte. Zumbi, qui ne peut tolérer une telle trahison, prend la tête de la résistance qui se met en place dès 1680. Selon certaines sources, il aurait assassiné Ganga Zumba, pour avoir collaboré avec les Portugais.

Avec le soutien d’une forte poignée d’insurgés, Zumbi résiste vaillamment durant une quinzaine d’années. Il devient une icône pour son propre peuple, et certains affirment qu’il est en partie humain et en partie habité par des esprits africains : des orixas. C’est en 1694 que les commandants Domingos Jorge Velho et Bernardo Vieira de Melo, appuyés d’une puissante artillerie, mènent un assaut destructeur sur les Palmares. Le 20 novembre 1695, trahi par les siens, il sera capturé par les Portugais qui lui trancheront la tète.

Ce personnage reste une icône de la résistance anti-esclavagiste et anti-colonialiste, et un héros pour la communauté afro-brésilienne, le Brésil et l’Amérique latine en général. Le 20 novembre, anniversaire de sa mort, est considéré comme le jour de la conscience et de la résistance afro-brésilienne (consciência negra).